Matrice de classement des solutions GED

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Cartographie GED 2025-2026 : pourquoi les DSI devraient la lire autrement

Les solutions GED sont périodiquement analysées par les cabinets de conseil, et peuvent être synthétisées sour forme de Magic Quadrant de type Gartner.Group.

Plus de vingt solutions, dont Mycellia sont généralement référencées dans les mêmes benchmark.

Ce type de cartographie a une utilité évidente : structurer un marché fragmenté.

Mais il a aussi un biais structurel que peu de DSI identifient au premier coup d’œil. Les critères qui fabriquent les “leaders” ne sont pas nécessairement ceux qui comptent quand on choisit une GED pour une organisation française de taille intermédiaire.


Ce que le quadrant mesure vraiment

Une telle cartographie classe les éditeurs sur deux axes : la capacité d’exécution et la vision. En pratique, la capacité d’exécution récompense la taille. Nombre de clients, couverture commerciale, effectifs, chiffre d’affaires, notoriété de marque.

Ce sont des critères légitimes. Mais ce ne sont pas des critères de pertinence technique.

Un éditeur peut avoir 5 000 clients et proposer une architecture vieille de vingt ans. Un autre peut en avoir 200 et offrir une indexation nativement construite sur ElasticSearch. Le quadrant ne fait pas cette distinction.

Résultat : le cadran “Leaders” est presque entièrement occupé par des acteurs américains ou des éditeurs européens rachetés par des groupes américains. Les pure players français sont massivement classés Visionnaires ou Outsiders.

Fort en volume sur le marché domestique, mais en retard sur les critères de taille qui pèsent dans le classement.


30 ans de dette technique vs 10 ans d’architecture native

La lecture la plus intéressante du quadrant, c’est celle de l’âge des fondations techniques.

Les leaders du classement (Hyland, OpenText, DocuWare) sont tous des acteurs fondés entre 1988 et 1991. Trente à quarante ans de maturité produit. Mais aussi trente à quarante ans de couches techniques empilées les unes sur les autres. Des moteurs d’indexation greffés après coup. Des API ajoutées par-dessus des architectures monolithiques. Des modules IA boulonnés sur des systèmes qui n’ont pas été pensés pour.

Plus un produit vieillit, plus sa dette technique s’accumule. Et plus il devient coûteux à faire évoluer.

Les solutions nées après 2010 ont un avantage structurel : elles n’ont pas cette dette.

Prenons notre exemple chez Mycellia, éditeur français de GED collaborative fondé en 2015. La stack technique est construite nativement sur des technologies modernes : ElasticSearch pour l’indexation plein texte, PostgreSQL pour la persistance, Java/Tomcat pour le moteur applicatif, API ouvertes dès la conception.

La différence concrète ? L’indexation et la recherche ne sont pas un module ajouté en 2018 sur un socle de 1991. C’est le socle lui-même ! La recherche documentaire est nativement performante, pas rétrofitée.

Vous souhaitez en savoir plus sur notre solution de GED, nativement construire sur ElasticSearch ?


Souveraineté : le critère que le quadrant ne pondère pas assez

Cette cartographie révèle un autre phénomène que les DSI devraient regarder de près : les rachats.

Nuxeo, startup française fondée en 2000, rachetée par Hyland (Ohio, USA) en 2021. Alfresco, éditeur britannique, même acquéreur, même année. Everteam, fondée à Lyon en 1990, rachetée par Kyocera (Japon) en 2020. DocuWare, allemand, passé sous contrôle de Ricoh (Japon) en 2019.

Quand un éditeur GED change de juridiction, les données de ses clients changent de juridiction aussi. Le Cloud Act (lien vers article Cloud Act) américain s’applique à toute entreprise de droit américain, y compris pour les données stockées en Europe.

Pour les organisations françaises qui gèrent des données sensibles (secteur public, santé, juridique, finance), la question de l’éditeur souverain devient réglementaire.

Les solutions françaises indépendantes de cette cartographie (entre autre Avanteam, NeoLedge, Tessi, Efalia, Zeendoc, Mycellia, et d’autres) n’ont pas ce problème : Hébergement France. Juridiction française. Code auditable, quand il est construit sur des technologies open source.


Comment lire ce quadrant si vous êtes DSI mid-market

Ce type de cartographie reste un outil utile. Il donne une photographie du marché à un instant donné. Mais il ne répond pas à la question qui compte pour un DSI : est-ce que cette solution est adaptée à mes contraintes spécifiques ?

Trois questions valent plus qu’un positionnement dans un cadran :

Sur quoi repose la stack technique ? Un éditeur fondé en 1991 qui annonce de l’IA et de l’ElasticSearch ne l’a pas dans ses fondations. Il l’a ajouté. La différence se paie en performance, en maintenabilité et en coût total de possession sur cinq ans.

Où sont hébergées mes données, et sous quelle juridiction ? Le siège de l’éditeur, la localisation des serveurs et le droit applicable sont trois informations distinctes. Les trois comptent.

Quel est le modèle de licensing ? Les leaders du quadrant facturent souvent par utilisateur, avec des paliers qui explosent à mesure que l’organisation grandit. Les éditeurs plus récents proposent des modèles plus flexibles, indexés sur le volume documentaire plutôt que sur le nombre de sièges.

C’est donc une autre façon d’évaluer une GED : sur ses fondations techniques plutôt que sur la notoriété de son éditeur.


Vous souhaitez comparer les solutions du quadrant sur ces critères concrets ?