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GED et intelligence artificielle : comment Mycellia optimise les coûts de traitement documentaire

L’intelligence artificielle transforme radicalement la gestion électronique des documents. Analyse automatique, classification intelligente, extraction de métadonnées : les promesses sont considérables.

Mais derrière ces avancées se cache un enjeu économique majeur que de nombreuses organisations découvrent tardivement : le coût d’utilisation des API d’intelligence artificielle.

Mycellia, éditeur de solutions de GED collaborative, a développé une approche technique permettant de réduire ces coûts dans des proportions remarquables, allant de 20 à plus de 1 000 fois selon les types de documents.


Pour comprendre l’enjeu, il convient d’abord de saisir le fonctionnement tarifaire des grands fournisseurs d’IA. OpenAI, Gemini, Mistral ou DeepSeek facturent leurs services selon un principe commun : le nombre de tokens traités, en entrée comme en sortie.

Un token ne correspond pas exactement à un mot. Selon les langues et les contextes, le ratio varie. En français, on observe généralement un rapport d’environ 4 à 5 mots pour un token. Ainsi, un paragraphe de 250 mots représentera approximativement 50 tokens.

Les tarifs actuels des modèles les plus performants s’établissent autour de 2 euros par million de tokens. Ce montant peut sembler dérisoire à première vue. Il devient cependant significatif lorsque l’on considère le volume documentaire d’une organisation : factures, contrats, courriers, rapports. À l’échelle de milliers de documents, la facture s’alourdit considérablement.


La tentation est grande d’envoyer directement les documents à l’API d’intelligence artificielle pour analyse. Cette approche, bien que techniquement fonctionnelle, se révèle économiquement désastreuse.

Prenons l’exemple d’un document Word contenant des images, situation fréquente dans les environnements professionnels. Un tel fichier peut aisément atteindre 20 mégaoctets. Si ce document est transmis tel quel à une API de traitement, le nombre de tokens générés devient considérable, entraînant des coûts prohibitifs.

Mycellia a mesuré concrètement cet impact sur différents types de documents professionnels. Les résultats sont éloquents : un document Word richement illustré de 21 mégaoctets génère près de 7 000 tokens une fois converti en mode texte, contre une taille brute qui aurait représenté un coût 650 fois supérieur.


La solution de GED collaborative développée par Mycellia intègre une étape d’extraction textuelle préalable à tout traitement par intelligence artificielle. Cette approche permet d’isoler le contenu sémantique pertinent, éliminant les données superflues qui alourdissent inutilement le traitement.

Le processus fonctionne de manière transparente pour l’utilisateur. Lorsqu’un document entre dans le système de gestion électronique des documents, Mycellia procède automatiquement à l’extraction du texte. Cette opération transforme un fichier de plusieurs mégaoctets en un contenu textuel de quelques kilooctets, tout en préservant l’intégralité de l’information utile à l’analyse.

Les gains observés varient selon la nature des documents :

  • Documents Word avec images : ratio de réduction pouvant atteindre 656, ramenant le coût de traitement de 130 euros à moins de 0,20 euro pour 1 000 documents.
  • Factures PDF simples : ratio de réduction d’environ 900, avec un coût unitaire inférieur à 0,001 euro.
  • Documents textuels purs : ratio de réduction de 18, démontrant que l’optimisation bénéficie à tous les formats.

Pour les documents numérisés ou les PDF images, l’extraction textuelle nécessite une reconnaissance optique de caractères. Mycellia s’appuie sur les technologies OCR les plus récentes, dont celles proposées par Mistral à un tarif d’environ 2 euros pour 1 000 pages.

Ce coût d’OCR s’ajoute au traitement IA, mais reste marginal au regard des économies réalisées. Sur une facture PDF de deux pages, le coût d’OCR représente environ 0,004 euro, tandis que l’analyse IA complète incluant classification, extraction de métadonnées et codification s’établit à 0,0035 euro par document.


Pour illustrer l’impact de cette optimisation sur l’automatisation des process métiers, considérons le cas d’une organisation devant traiter 10 000 factures fournisseurs.

Sans optimisation textuelle, en transmettant les documents PDF directement aux API d’intelligence artificielle, le coût atteindrait approximativement 10 000 euros. Une somme qui rend le projet économiquement discutable, voire impossible à justifier.

Avec l’approche développée par Mycellia, ce même traitement peut descendre jusqu’à 40 euros. Le ratio de 250 rend soudainement le projet non seulement viable, mais extrêmement rentable au regard du temps gagné sur les tâches manuelles de saisie et de classification.


Mycellia ne s’enferme pas dans un partenariat exclusif avec un fournisseur d’IA.

La plateforme de GED collaborative s’interface avec les principaux acteurs du marché : OpenAI, DeepSeek, Gemini et Mistral. Cette approche multifournisseurs offre plusieurs avantages.

D’abord, elle permet de sélectionner le modèle le plus adapté à chaque type de traitement. Certains modèles excellent dans la classification documentaire, d’autres dans l’extraction d’entités nommées.

Ensuite, elle protège contre les évolutions tarifaires en permettant une bascule rapide vers un fournisseur plus compétitif.

Enfin, elle garantit la pérennité de l’investissement dans un marché de l’IA en constante évolution.


L’intelligence artificielle appliquée à la gestion électronique des documents n’est plus réservée aux grandes organisations disposant de budgets conséquents. Grâce à l’optimisation des coûts de traitement, des PME et ETI peuvent désormais automatiser leurs process métiers documentaires à des tarifs compatibles avec leurs contraintes budgétaires.

Mycellia démontre qu’une approche technique rigoureuse, combinant extraction textuelle intelligente et architecture multi-fournisseurs, permet de démocratiser l’accès à ces technologies. La GED collaborative devient ainsi un levier de productivité accessible, transformant la gestion documentaire d’un centre de coût en un avantage compétitif.